Le prix de l’appropriation culturelle

Investigation par Charlotte Groult

Sommaire

« Je ne crois pas en l’appropriation culturelle. J’irais même jusqu’à dire qu’il devrait y avoir [en littérature] un prix : [celui de la meilleure] appropriation1. » C’est ainsi que Hal Niedzviecki débute l’éditorial du magazine Write publié au printemps 2017 par la Writers’ Union of Canada [l’Association des écrivains canadiens]. En quelques jours, ses propos ont embrasé la presse du pays, au-delà de la scène littéraire canadienne. Reprise et retweetée jusqu’à l’usure, l’expression d’« appropriation culturelle » obéit à une logique fluctuante et dérangeante qui renvoie aux principes de propriété et de légitimité dans l’art, comme à celles d’imagination et de libre création. Pour ses détracteurs, ce concept agite le spectre de la censure et du « politiquement correct ». Cependant, l’« appropriation culturelle », par les clivages qu’elle engendre, éclaire les tensions qui traversent une société donnée.

Lire aussi...


Warning: Undefined array key "tag" in /srv/data/web/vhosts/dev.switchonpaper.site/htdocs/wp-content/themes/switch/inc/class.Filter.php on line 155

Parcourez nos éditions

Younes Baba Ali, art et activisme en Belgique
0001
0001

Art et engagement. Une enquête en Belgique

Découvrir l’édition

Parcourir nos collections