Inhotim, crépuscule d’une utopie

Chronique par Luc Clément

Sommaire

Visiter le parc d’Inhotim dans la province brésilienne du Minas Gerais, c’est se confronter à une double contrainte. D’un côté, fuir le syndrome du parc d’attraction commercial dans lequel des œuvres d’art remplacent des animations pseudo culturelles. D’un autre, se laisser aller à la flânerie dans un lieu auréolé d’une réputation déjà légendaire. Si notre méfiance naturelle aurait dû nous conduire vers la première piste, l’exceptionnelle qualité du site l’a finalement emporté. Certes, on n’échappe pas aux contraintes de l’exercice du parcours touristique, avec ses chemins balisés à outrance, ses voiturettes de service, sa signalétique comminatoire, ses files d’attente interminables. Pourtant, Inothim se distingue singulièrement des traditionnels artefacts du genre, laissant transparaître l’influence du travail de l’architecte paysagiste Roberto Burle Marx, qui instaure élégance et fluidité.

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